Lady of Devices, Shelley Adina (Magnificent Devices #1)

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London, 1889. Victoria is Queen. Charles Darwin’s son is Prime Minister. And steam is the power that runs the world.
At 17, Claire Trevelyan, daughter of Viscount St. Ives, was expected to do nothing more than pour an elegant cup of tea, sew a fine seam, and catch a rich husband. Unfortunately, Claire’s talents lie not in the ballroom, but in the chemistry lab, where things have a regrettable habit of blowing up. When her father gambles the estate on the combustion engine and loses, Claire finds herself down and out on the mean streets of London. But being a young woman of resources and intellect, she turns fortune on its head. It’s not long before a new leader rises in the underworld, known only as the Lady of Devices . . .
When she meets Andrew Malvern, a member of the Royal Society of Engineers, she realizes her talents may encompass more than the invention of explosive devices. They may help her realize her dreams and his . . . if they can both stay alive long enough to see that sometimes the closest friendships can trigger the greatest betrayals . ..

J’avais décidé de lire essentiellement du steampunk durant le mois de février (ce fut un gros fail). Je suis tombée sur ce roman YA dont le résumé avait l’air pas trop mal… Malheureusement je dois être trop vieille ou trop exigeante pour le YA.
L’histoire démarre rapidement. Notre héroïne est assez jeune, elle n’a que 17 ans. Claire est passionnée de chimie, des sciences et des avancées technologiques, un passe-temps bien peu commun pour une demoiselle de l’époque. On comprend donc immédiatement que la demoiselle est une outsider, qu’elle a peu d’amies. Clair a donc des désirs très avant-gardistes comme l’égalité entre les hommes et les femmes. L’auteur utilise le sarcasme est l’ironie pour exprimer tout ça. Elle s’inspire clairement du travail de Jane Austen, ce qui est sympa au début mais devient vite lassant. Retrouver des phrases du type « It’s a universally acknowledged that a yound lady of a good fortune must make a suitable marriage » ça fait sourire un moment mais c’est tout. Claire est une héroïne assez kick-ass pour l’époque, elle s’impose vraiment notamment lorsqu’elle joue au poker. Malheureusement je n’ai pas réussi à m’attacher à son histoire. Elle m’a très rapidement ennuyé.

Après la mort de son père elle se retrouve indépendante et devient une sorte de gouvernante pour des enfants à la rue. Alors là, clairement je n’ai pas compris le twist. D’abord les gamins l’agressent et ensuite elle se dit qu’elle va les éduquer ! J’ai vraiment eu du mal avec ce vision super naïve de monde dans ce livre, et c’est là qu’on ressent qu’il s’agit de YA. Le sexisme dans l’histoire était également assez mal gérer dans ce premier roman. Le personnage des Lord James est censé être un homme assez distant et pourtant séduisant. Finalement aux yeux de Claire c’est juste un homme casse-pieds qui veut l’épouser parce que contrairement aux autres demoiselles, elle utilise son cerveaux, même si, bien sur lui en tant qu’homme lui est supérieur. Encore une fois, je n’ai pas aimé ce que l’auteur a fait de ce personnage. A un moment des personnages masculins (je ne sais plus s’il s’agit de Lord James ou pas) « There are girls you look at with an eye to marriage and girls you look at with an eye for the sheer pleasure of it« . Alors oui écrire des personnages masculins qui tiennent ce genre de propos c’est sympa mais si l’histoire qui va avec tient la route c’est mieux. Vous l’aurez compris je n’ai pas du tout apprécié ma lecture, une personne entre 10 et 15 ans l’aurait sans doute apprécié plus que moi.

The Fiery Heart, Richelle Mead (Bloodlines #4)

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Synopsis:
Sydney Sage is an Alchemist, one of a group of humans who dabble in magic and serve to bridge the worlds of humans and vampires. They protect vampire secrets – and human lives.
In The Indigo Spell, Sydney was torn between the Alchemist way of life and what her heart and gut were telling her to do. And in one breathtaking moment that Richelle Mead fans will never forget, she made a decision that shocked even her. . . .
But the struggle isn’t over for Sydney. As she navigates the aftermath of her life-changing decision, she still finds herself pulled in too many directions at once. Her sister Zoe has arrived, and while Sydney longs to grow closer to her, there’s still so much she must keep secret. Working with Marcus has changed the way she views the Alchemists, and Sydney must tread a careful path as she harnesses her profound magical ability to undermine the way of life she was raised to defend. Consumed by passion and vengeance, Sydney struggles to keep her secret life under wraps as the threat of exposure — and re-education — looms larger than ever.
Pulses will race throughout this smoldering fourth installment in the New York Times bestselling Bloodlines series, where no secret is safe.

Ce que j’en ai pensé:
J’ai lu ce quatrième opus de la saga Bloodlines en anglais, il n’est pas encore sorti en français mais si vous avez un niveau correct n’hésitez pas à vous lancer, les séries Vampire Academy et Bloodlines sont très accessibles 😉
On ne va pas se mentir bien longtemps, ce quatrième tome m’a extrêmement déçue, nomegusta. Les spoilers seront monnaie courante dans cette revue alors fuyez lire les 3 premiers tomes (ainsi que la série Vampire Academy) si vous ne l’avez pas déjà fait.
Une petite nouveauté dans ce livre de Richelle Mead, l’alternance de narrateur. En effet, elle a fait un petit cadeau au fans d’Adrian puisque l’histoire est racontée en alternance avec le point de vue de Sidney et d’Adrian, megusta.

Le style de Richelle Mead est toujours je même et j’en suis toujours autant admiratrice, cependant avoir une belle plume ne fait pas tout. J’ai trouvé que l’histoire était particulièrement mal exploitée dans ce tome ! nomegusta Certes, je suis bien contente qu’Adrian et Sidney filent le parfait amour, youpie c’est génial, mais ce n’est pas une raison pour laisser tomber les-putains-d’intriguent-qui-démontent-sa-maman au profit du développement relationnel de différents personnages. Surtout quand on a déjà écrit écrit plus d’une dizaine de bouquins beaucoup mieux que ça. Y’a du relâchement là Richelle nomegusta.
Donc oui l’évolution des personnages c’est cool, mais les bastons avec les strigois, les découvertes sur les tatouages, la magie tout ça c’est encore mieux ! Lorsque Adrian, Neil et Sidney se rendent à la cour pour travailler sur ce projet de vaccin anti-strigoi on en apprend pas assez. Pareil pour l’unique moment de tout le bouquin où nos héros font face à un strigoi, c’est tout juste si on ressentait de l’inquiétude, on les sentait à peine investis ! Donc ouai just-like-that et out-of-nowhere on va aller se faire un strigoi de façon totalement inconsciente juste pour tester si le vaccin fonctionne. Ce qui m’a le plus choqué pour ce projet, c’est l’implication d’Eddie ! Alors qu’il a déjà vécu une situation similaire (cf. Vampire Academy T2) et que clairement c’est pas le genre de connerie que tu recommence, même si Super Sidney peut lancer des boules de feu. Je désapprouve.
Un autre changement important dans ce tome c’est la présence de Zoé, la sœur de Sidney qui est venue s’installer pour faire de l’alchimiste back-up, et on sait dès la fin du T3 qu’elle va foutre Sidney dans la merde, tout le monde le savait ! Alors NON en faire le gros événement du bouquin n’était pas une bonne idée, ça ne surprend personne !

L’histoire se termine donc avec Sidney qui se réveille on-ne-sait-où retenue par ses compatriotes alchimistes. Il est certain qu’elle va en baver, j’espère juste que Richelle Mead ne va pas nous faire le coup du Je-suis-redevenue-comme-avant-non-Adrian-je-ne-t’aime-plus quand Sidney sortira de là, parce que bonjour le cliché… Je n’ai d’ailleurs pas compris pourquoi Adrian et Sidney n’ont pas parlé de leur relation à Lissa ou Rose. Moi pas comprendre plein de choses dans ce tome.

Finalement, j’ai quand même aimé ce tome même si là je suis méchante (3 étoiles sur Goodreads). Je ne pense pas être la seule fan déçue par ce tome beaucoup trop gnangnan, j’espère donc vraiment que Richelle Mead saura rattrapé ce fiasco avec Silver Shadows qui sort fin juillet.

Pride and Prejudice and Zombies, Seth Grahame-Smith

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Synopsis:
Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l’arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine: enfin, des cœurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d’Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l’entraînement des demoiselles Bennet? Les sœurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane? Surtout, le chef-d’œuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?

“It is a truth universally acknowledged that a zombie in possession of brains must be in want of more brains.”

Did I like it ?
J’au lu jenesaiscombiendefois Orgueil & préjugés de Jane Austen, et je dois dire que j’ai attendu pas mal de temps avant de me lancer dans la lecture de Pride and prejudice and zombies! Je l’ai lu en VO mais le livre est disponible en français. Le concept m’a plu, mêler des passages tout droit sortis de l’oeuvre originale à d’autres était assez intéressant megusta. Je m’attentais donc à un réel travail d’écriture, quelle ne fut pas ma déception ! Je n’ai pas compris l’intérêt du livre, à part s’amuser vite-fait… j’ai trouvé ça petit ! (seul adjectif en stock pour le moment, désolé les gars). Une fois qu’on a réussi à passer outre le côté whatthefuckesque de l’histoire il ne reste pas grand chose à part quelques passages amusants et c’est tout, nomegusta.

Il ne faut pas prendre ce livre au sérieux ! Les puristes ne vont bien évidemment pas aimer. Les personnages sont semblables à eux-même. Les quelques adaptations faites à l’histoire pour intégrer les zombies sont sympas durant les 3 premiers chapitres, mais on s’en lasse facilement. La forteresse construite autours de Londres, la campagne qui s’arme face aux danger et le petit côté ninja sont rigolos 5 minutes, pas plus. Oui oui parce que les sœurs Bennets deviennent des tueuses de zombies grâce à jenesaiplus quel maître japonais ou chinois qui leur a enseigné l’art du combat.
Une scène qui, d’après moi annonce le ton du livre c’est l’attaque des Zombies lors du bal de Merryton. Là vraiment on est carrément à côté de la plaque si on compare avec le travail de Jane Austen, c’est pourquoi il ne faut pas le lire en mode Jane-Austen-Snob et avoir un certain recul.
L’auteur, s’amuse juste à intégrer un peu d’horreur dans ce monde très prout-prout. Si si les oeuvres de Jane Austen, bien qu’elle dénonce la situation des femmes et d’autres trucs (bon ok, pour quoi c’est juste de la romance qui fait sourire quand on la lit), ça reste quand même du classique. C’est une époque où on jugeait tout le monde sur les apparences et les fréquentations alors forcément quand Lizzie retrousse ses manches et n’hésite pas à aller massacrer du zombie, ça fait tâche ! Et encore une fois on se lasse très vite de cet aspect du bouquin, nomegusta

C’est une lecture amusante, ça ne fait pas de mal de voir un classique sous un autre angle megusta. Je ne suis pas certaine qu’il mérite son succès. J’ai un avis vraiment mitigé sur ce livre. Lisez-le si vous avez envie de rigoler un peu, mais sinon, passez votre chemin !

Dent pour dent, Marika Gallman (Maeve Regan #2)

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Synopsis:
Avant, ma vie était facile. Mais ça, c’était avant.
J’ai fui tous ceux que j’aimais pour les protéger et, depuis, j’ai l’impression de tourner en rond. Pour retrouver une vie normale, il va falloir que je mette la main sur mon père et sur mon frère, ces vampires psychopathes qui cherchent à me faire la peau. Jusque-là, j’ai fait chou blanc, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé.
Bien sûr, les pouvoirs exceptionnels que je possède devraient m’être utiles pour mener à bien ma mission. Il y a juste un tout petit problème : je ne sais toujours pas m’en servir. Heureusement, je vais trouver de l’aide là où je n’en attendais pas. Si seulement les emmerdes pouvaient se tenir à distance, cette fois…

Ce que j’en ai pensé
J’avais adoré le premier tome, et j’avais hâte de savoir ce que nous réservait la suite. Souvenez-vous à la fin du premier tome Maeve se fait passer pour morte et va mener sa quête toute seule. Elle abandonne donc Lukas, Elliot et papy pour aller s’occuper de son jumeau.

De surface Maeve a toujours cette attitude si désagréable, cependant, on la sent plus sérieuse. Elle culpabilise énormément. Lors de ses recherches elle rencontre Barney, qui détend clairement l’atmosphère de se tome ! Il nous introduit à l’univers des vampires, et surtout, il nous en apprend pas mal sur Victor, le paternel de Maeve megusta. Ensemble ils vont donc mettre au point un plan et rassembler une équipe pour mettre fin au règne de Victor. Au même moment Maeve tombe sur Julian, le frère d’Elliot, et est bien obligée du lui avouer la vérité, il rejoint donc la dream team. Deux nouveaux personnages, qui auront un impact sur Maeve, font également leur apparition (enfin, techniquement il n’y en a qu’un seul), Benoxh un mage qui va aider Maeve à contrôler ses pouvoirs sans quoi la demoiselle risque bien d’exploser. Et le mystérieux 3k, qui est en fait Lukas ! J’étais donc ravie de voir le machoman revenir. Benoxh est vraiment un personnage énigmatique et j’ai hâte de savoir comment va se dérouler la suite de l’initiation de Maeve à la magie ! Il a un petit côté vieux sage du village assez intriguant. Marc, le très cher jumeau de Maeve est absolument détestable, comme à son habitude, il représente les regrets, le passé de Maeve. C’est un rappel constant de son échec à la fin du tome 1, pas étonnant qu’elle veuille lui écourter la vie. J’approuve ses rêves de bains de sang.

La gémellité est particulièrement bien exploitée dans ce tome, c’est toujours intéressant de voir comment les auteurs l’utilise. La majeure partie du livre consiste à élaborer une stratégie d’action lorsque Maeve devra faire face à son père. Malheureusement rien ne se passe comme prévu (bah oui sinon c’est pas drôle). Tout d’abord elle doit régler ses soucis avec Lukas (pour le coup j’avais macho man des Village People en tête tout le long) et Elliot, qui est devenu le disciple de son grand père (mindfuck, bonjour!). Lukas fait la gueule, et est bien content de la frustrer et de l’énerver. On en apprend également pas mal sur son passé avec Victor, ceci explique cela… megusta. La petite scène, que dis-je, le chapitre de mise au moins en lui et Maeve était particulièrement intense ! Comme si l’atmosphère du tome n’était pas assez lourde x) Maeve était déjà frustrée, pour de nombreuses raisons, mais là c’est le pompon ! On la sent vraiment fragile, quand finalement elle rend les armes on en vient presque à être soulagé ! Ouf ça en moins…

Vient ensuite le moment fatidique,  la rencontre avec papa ! Clairement, dès le début on sent qu’un coup foireux se prépare et que quelque chose d’atroce va arriver à la fin (en fait, c’est pire que ça). Victor est réellement le rois des illusions, il va torturer Maeve jusqu’à ce qu’elle perde la notion du réel et soit incapable de discerner le vrai de l’illusion. Et là survient le drame ! (wtf !!!) Maeve en vient à tuer, de ses propres mains, quelqu’un lui étant  très cher, car elle s’est laissée manipulée par Victor. (Je suis méchante je ne vous dirais pas qui meurt) Alors là clairement Marika s’est fait plaisir hein ? Bah oui tuons les personnages qui deviennent attachant dans chaque tome ! Un petit côté George R. R. Martin ou bien ? megusta. J’ai peur pour la suite, quelque chose s’est vraiment brisé chez Maeve à la suite de cet événement, et rien de bon ne s’annonce. J’aime bien quand les auteurs font mourir des persos importants, ça nous change des romans ou comme par hasard tout se goupille hyper bien. C’est toujours horrible à lire mais c’est le genre de roman dont on se souvient. Là Maeve souffre, ce n’est pas une lecture reposante, on s’investie vraiment dans le destin des personnages ! Bref, pour une fois c’est vraiment de la Bit-Lit à laquelle j’accroche 😉

 

Ce qui nous lie, Samantha Bailly

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Synopsis:
Alice a un don. Elle a la capacité de voir les liens entre les individus. Les attaches lui apparaissent sous forme de fils lumineux, qui tissent une cartographie des relations affectives. Impossible d’expliquer l’origine de ce phénomène. Manifestation surnaturelle ? Hallucination ? La jeune femme a appris à vivre avec dans le plus grand secret. C’est alors qu’elle rencontre Raphaêl, son nouveau manager. La voilà qui s’éprend du seul homme dont elle ne peut voir les liens…

« J’ai longtemps voulu être unique.
Mais qu’y a-t-il de plus rassurant que le semblable ? »

Les raisons qui m’ont poussé à lire ce merveilleux roman sont ses critiques « négatives ». En effet Ce qui nous lie fait partie de la collection Romance de chez Milady, on pourrait donc croire, naïvement, que l’on va avoir à faire à une belle romance, toute rose, toute jolie. Beaucoup ont donc trouvé qu’il n’avait pas sa place dans sa collection, I disagree, le roman porte bien sur la romance mais d’une façon moins usuelle et plus rattachée à la vraie vie (si je puis dire).

Samantha a une très belle écriture. Le concept de narration était intéressant et permettait d’entretenir un certain suspense. Dans le sens où il faisait le lien entre les trois temps de narration (passé, présent et futur) sans pour autant que tout soit dévoilé. (Tout est lié aha !).  Le personnage d’Alice était attachant, je ne me suis pas particulièrement sentie proche d’elle, au début elle me faisait penser à un petit animal craintif puis à la fin elle a grandit, sa vision du monde a changé (littéralement) et elle est prête pour un nouveau départ, bien mérité ! Et c’est ce qui pouvait lui arriver de mieux. J’ai d’ailleurs énormément apprécié cette fin, qui est parfaitement logique. L’une de ses décision finale montre que la demoiselle est saine d’esprit et pas trop nian nian, megusta. Je savais avant même de lire ce livre que je n’aurai pas droit à une « happy ending » habituelle et même si parfois c’est agréable de lire une romance au scénario impossible à retranscrire dans la vraie vie, il est tout aussi agréable de s’immerger dans un récit auquel on peut se sentir proche.

Je recommande donc ce roman à tous ceux et celles qui veulent changer d’air et laisser sa chance à cette jeune auteur française.

Rage de dents, Marika Gallman (Maeve Regan #1)

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Synopsis:
Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus. Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu’une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…

Ce que j’en ai pensé:
J’ai généralement du mal avec la Bit-Lit, c’est un genre que j’adore et déteste à la fois. Pour une fois je n’ai pas été déçue !

Maeve a certes un sale caractère et mériterai une bonne claque dans la gueule on l’aime bien quand même. Plus on avance dans l’histoire plus on comprend pourquoi tant de violence et de colère émanent d’elle. L’aspect paranormal de l’histoire arrive assez tardivement l’auteur prend donc le temps de poser les choses. De ce fait le roman a de bonne fondations, nous avons le temps de nous accoutumer au quotidien de Maeve, la demoiselle a un sérieux problème avec l’alcool et j’admire sa descente ! Les personnages secondaires ne m’ont pas paru très intéressants, à l’exception de Tara mais bon manque de bol l’histoire continuera sans elle, nomegusta. Maeve n’a pas un passé simple, on devine une certaine frustration et un manque d’affection venant des membres de sa famille. Elle a été élevée par son grand-père qu’il l’a un peu refourguée à la voisine parce que le papy, comme la petit-fille n’est pas très doué pour ce qui est des relations humaines. Maeve c’est un peu le cliché de l’étudiante qui s’en fou et vit pour s’amuser, elle n’hésite pas à ramener des inconnus chez elle. Et bam là débarque le côté paranormal. J’avoue que je n’avais vraiment pas vu venir le personnage de Lukas comme l’élément déclencheur, megusta. Là, on sent que quand même Maeve se calme un peu. Elle va donc découvrir tout ce que papy lui a caché, normal qu’elle explose de colère la demoiselle. Et c’est là qu’on sent le réel travail d’écriture de Marika, ce n’est pas juste l’histoire d’une donzelle dans un monde de crocs. Non non, nous avons enfin droit à de la Bit-Lit dont l’intrigue n’est pas tirée par les cheveux. La trame m’a l’air bien ficelée ce qui s’annonce prometteur pour la suite, megusta.

Durant sa découverte de ce monde paranormal donc elle ignorait tout, et qu’elle continue de nier, Maeve va devoir se préparer à tout. Lukas se charge donc de son éducation au pays des dents pointues. J’ai beaucoup aimée ces séances d’entrainement, Maeva a beau être bad-ass, une cogneuse qui ne s’entraîne pas ne fera pas long feu sur le ring. Ce côté très Buffy, série de mon enfance, était juste génial! Le personnage qui débarque à la fin du bouquin était très certainement le plus inattendu (smart move Marika !) ce qui en suit en est d’autant plus déconcertant, et c’est là qu’on commencer à remarque des changements dans le comportement de Maeve.

Pour ce qui est de l’écriture, l’histoire est racontée du point de vue de Maeve, nous avons donc droit à toutes ses réflexions sans filtres du politiquement correct megusta. J’avais lu certaines review qui évoquait le style trop vulgaire de la demoiselle, j’ai apprécié ce côté je-lance-des-piques-et-je-pratique-le-poétiquement-non-correct justement c’est actuel, les jeunes de 20 ans s’expriment rarement de façon spontanée en faisant de jolies phrases. Une lecture fluide et rapide, j’ai attaqué le tome 2 aussi vite, que je devrais terminer dans la soirée 😉

80 notes de jaune, Vina Jackson (80 days #1)

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Synopsis:
Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit le message d’un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé. Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance…
Grisante, charnelle et audacieuse : une histoire d’amour qui vous laisse le souffle court.

Mon humble opinion:
J’ai commencé cette série après avoir lu les 50 shades (un article dédié au phénomène arrive très prochainement), j’avais besoin de me rassurer en lisant quelque chose d’un peu plus « osé » et qui parle vraiment de BDSM ou de relation dominant(e)/dominé(e). Parce que non 50 shades ça n’en parle pas (on y reviendra plus tard). Bref, j’ai donc entamé cette lecture en anglais début janvier 2013, le roman n’était pas encore parut en français à cette époque, (merci Milady) j’ai beaucoup accroché avec le personnage de Summer, enfin une femme, une vraie, qui se connait, qui sait ce qu’elle veut, qui est dotée d’une personnalité. Forcément on tombe un peu dans le cliché avec ce genre de roman (si si) puisque Summer est jeune, talentueuse et ambitieuse, Dominik est plus vieux, doté d’un compte en banque qui me donne envie de pleurer et obviously il est séduisant. Bah oui on ne vas pas écrire une histoire avec des protagonistes pauvres et moches, ça ne vend pas du rêve tout ça, on ne fait pas du Zola. Le choix des prénoms de nos personnages n’est pas anodin non plus, puisque S tient pour Submissive (Soumise) et D pour Dominant. Coïncidence ? Je ne pense pas !
La présence de la musique dès le début du roman était très agréable, puisque l’histoire débute avec les Quatres Saisons de Vivaldi, ayant fait 10 ans de musique megusta (non pas que tout ça légitimiste mon appréciation). Assez rapidement la relation entre Summer et Dominik s’installe, et petit à petit les fantaisies débarquent. Étrangement, et même si la relation sexuelle entre Summer et Dominik occupe la majeure partie du bouquin il n’y a pas non plus que ça, puis ce que l’histoire nous montre aussi qu’il faut parfois oser se lancer dans des expériences inattendues pour mieux se découvrir. On est parfois surpris. La carrière de Summer nous occupe également pas mal.
J’ai trouvé l’écriture fluide et facile à comprendre, n’étant pas une native english speaker, ce qui d’après moi montre l’accessibilité du bouquin (bon n’allez pas l’offrir à votre nièce de 12 ans non plus). Une certaine maturité est quand même nécessaire à cette lecture.

Je n’ai pas trouvé ça vulgaire (lisez du Marquis de Sade jeunes gens, ça c’est vulgaire, et encore je suis sure qu’il y a pire !), je ne suis pas particulièrement attirée par ce genre de relation, mais j’avais envie de savoir ce qu’un vrai roman érotique reprenant le thème de la soumission pouvait donner. Forcément c’est un genre qui ne vas pas plaire à tous le monde. Si vous êtes curieux sur le sujet c’est un bon roman, même si je pense que certain roman reprenant le thème de l’initiation au milieux serait plus adapté, 80 notes de jaune a l’avantage de nous proposer ce thème de l’initiation avec une vraie histoire. S’agit-il d’une histoire d’amour ? La suite nous le dira.

Ce fut une lecture rapide, pas plus de 2 jours si mes souvenirs sont bons (22 ans, la vieillesse, Alzheimer tout ça…). Il y avait à mon goût un juste dosage de scènes de sexe, ça reste un roman, de ce fait l’histoire et les personnages évoluent. Et pour le coup ils évoluent vraiment !

Ma review du second tome 80 notes de bleu est en chemin 😉